L'ONU appelle au calme face aux tensions migratoires en Afrique du Sud

Les Nations Unies ont appelé au calme et au respect de l'État de droit dans un contexte de tensions liées à la migration en Afrique du Sud, mettant en garde contre la violence, le vigilantisme et les discours de haine, tout en exprimant leur soutien aux efforts du gouvernement pour relever les défis migratoires par le biais de procédures juridiques.

Dans un communiqué publié vendredi, l'équipe de pays des Nations Unies en Afrique du Sud s'est déclarée profondément préoccupée par les informations faisant état de décès, d'agressions, d'intimidations, de destruction de biens et d'autres actes criminels affectant les migrants, les travailleurs migrants, les demandeurs d'asile, les réfugiés et les communautés d'accueil.

L'organisation a félicité le président Cyril Ramaphosa et d'autres autorités sud-africaines pour avoir réaffirmé publiquement qu'aucun individu ou groupe n'a le droit de se faire justice lui-même.

« L'État de droit doit prévaloir », a déclaré l'ONU, ajoutant que les solutions devraient promouvoir une migration ordonnée, digne, sûre et régulière.

Cette déclaration fait suite au récent discours national de Ramaphosa sur l'immigration clandestine et la gestion des migrations, au cours duquel il a condamné la violence contre les ressortissants étrangers et annoncé le déploiement d'envoyés spéciaux pour dialoguer avec les gouvernements africains.

L'intervention du président intervient après que plusieurs pays du continent ont exprimé leurs inquiétudes concernant le traitement réservé à leurs citoyens en Afrique du Sud.

Le ministre des Relations internationales et de la Coopération, Ronald Lamola, a également reconnu que les récentes tensions anti-étrangers avaient affecté les relations de l'Afrique du Sud avec certains pays africains.

Tout en condamnant la violence, l'ONU a également reconnu les préoccupations soulevées par les communautés concernant le chômage, la pauvreté et la pression sur les services publics.

« L'ONU reconnaît les véritables préoccupations exprimées par les communautés concernant les conditions socio-économiques difficiles et leur impact sur la cohésion sociale », indique le communiqué.

Il a déclaré que ces défis devraient être relevés par des réponses inclusives, juridiques et pratiques qui favorisent la sécurité et le respect des droits de l'homme.

L'organisation a exprimé ses condoléances pour les vies perdues et condamné la violence, le vigilantisme et l'incitation à la haine, appelant à la responsabilisation, à la protection et à une application efficace de la loi.